Présentation de l'Union, de son histoire, de ses acteurs et de ses enjeux. L'Union est un projet de renouvellement urbain participant à la redynamisation de Lille Métropole et plus particulièrement des villes de (Roubaix-Tourcoing-Wattrelos). Pôle d'excellence économique et éco-quartier pilote, l'Union comprend un vaste programme de construction de 1 400 logements neufs.
Que veut dire « éco-quartier » pilote ?
Cela signifie que le projet de l’Union est fondamentalement innovant et conçu comme un éco-système urbain : c’est le projet le plus ambitieux de la Région Nord-Pas-de-Calais en termes de gouvernance trans-communale, de participation, de développement durable, de mixité, de mobilité et de qualité environnementale.
Présenté en 2009 à l'appel à projets des éco-quartiers lancé par le Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire, l’Union a d’ailleurs remporté le titre de « Projet d’avenir ».
Le projet est également de premier plan par l’ampleur de sa surface (80 hectares et par sa nature de pôle d’excellence économique multiple (images, textiles innovants, vente à distance et logistique).
Qu’est-ce qu’un « quartier mixte » ?
C’est un quartier au sein duquel co-existent différentes fonctions urbaines.
Au sein de cet espace se répartissent de manière harmonieuse des logements, des activités économiques (entreprises, commerces), des équipements collectifs (crèches, complexes sportifs, restaurants, etc.), des services, des espaces verts et paysagers et des transports, en tenant compte des besoins présents et futurs de la population.
A l’Union, l'aménagement du site est envisagé de manière globale de façon à limiter l'étalement de la ville. C’est le principe de la « ville intense », qui vise une utilisation optimale de l'espace en réduisant les transports et la consommation foncière.
En ce sens, le projet d'éco-quartier de l’Union favorisera le mélange et la rencontre de ses usagers, non seulement au sein de l'espace public mais aussi au travers de la mutualisation des équipements. Ce partage créera des liens et des synergies entre ceux qui, à terme, vont faire l'Union.
Qu’est-ce qu’un « corridor boisé » ?
Pour assurer une continuité verte au sein de l’Union et entre ses quartiers voisins, et afin de développer la biodiversité (faune et flore), la SEM Ville Renouvelée, en tant qu’aménageur, a adopté le concept de «corridors boisés ».
« Sur l’ensemble du quartier, les différents espaces verts seront mis en réseau afin d’assurer une irrigation écologique optimale et d’inciter à la promenade dans l’Union », expliquent les urbanistes en chef en charge du projet de l’Union, Reichen et Robert & associés.
En plus de ceux déjà existant, trois corridors vont être créés. D’une largeur supérieure à 10m, ces corridors écologiques permettront à la faune et à la flore de circuler et d’essaimer dans et hors le site.
Pourra-t-on utiliser la voiture à l’Union ? Et stationner ?
Bien sûr ! Toutefois, il est vrai que le site de l’Union a été pensé pour laisser une large place aux déplacements doux (vélo, marche à pied, ...) et limiter les possibilités de stationnement sur les voiries comme sur les espaces privés. On cherche également à ne pas aggraver le fonctionnement de la Voie rapide urbaine, déjà problématique actuellement.
La question des espaces de mobilité dans le quartier intègre diverses propositions : une offre variée de mobilités induisant un partage équitable de l’espace public entre la voiture et les modes de déplacement alternatifs ; la présence d’espaces d’aménités et de rencontre pour les habitants ; et enfin une certaine idée de la nature en ville qui ne peut plus se réduire à quelques alignements d’arbres dans des grilles.
Par ailleurs, le développement de l’Union va s'étaler sur une quinzaine d’années. Pour cette raison, il est essentiel de proposer des aménagements évolutifs. La voiture conditionne encore les profils des rues et il est prématuré de proposer une ville sans autos, pour autant il est certain que le rôle de la voiture va évoluer. La tendance des prochaines années semble indiquer une automobile plus propre, plus petite, reléguée au rang d’outil et non plus d’image de marque ou de symbole social. Dans le même temps, les modes de déplacements alternatifs vont monter en puissance.
Les propositions du plan directeur d'aménagement vont dans le sens d’une réduction de l’impact de la voiture et d’une réversibilité des aménagements : transports en commun sur la rue de l’Union, nombre de places limité par logement ou par emploi, stationnement en aérien ou en superstructure du type parkings silos à usage réversible, incitation au covoiturage, mutualisation du stationnement.
Les modes de cheminement doux, qu’est-ce que c’est ?
Comme leur nom l’indique, ce sont les modes de déplacement dont l’impact environnemental est faible ou nul. La marche évidemment, mais aussi le vélo, le roller, le segway et autres véhicules électriques etc.
Comment les futurs usagers de l’Union se déplaceront-ils dans 20 ans ?
Comme tout un chacun, ils se déplaceront probablement beaucoup moins en voiture. Dans leur quartier en effet, tout les invitera à privilégier d’autres moyens de transport. La conception des espaces publics par les urbanistes a été pensée de manière à ce que les modes de déplacements doux bénéficient des mêmes commodités que la voiture, sur l'ensemble du site.
Comme l’expliquent les urbanistes Reichen et Robert, « la conception urbaine doit naturellement inciter à l’utilisation des modes de déplacement doux en créant des espaces publics et des parcours agréables où piétons et cyclistes sont favorisés. Ceci passe par la conception de rues/jardins qui assument la réduction des emprises asphaltées au profit de promenade plantées. »
C’est ainsi qu'à l'Union, l’accent a été mis sur la pratique du vélo pour les déplacements quotidiens. Cela passe par la réalisation de parcours confortables, par l’équipement de points de stationnements gardiennés ou non, par la mise en place d’un système de location, interne à l’Union ou aux villes voisines, et par l’aménagement d’espaces de stationnement bien dimensionnés dans les logements. En bref, moins de bitume, mais plus de chemins piétons et de pistes cyclables...
Qu’est-ce qu’un « parking silo » ?
Constat est fait que de nombreux parkings résidentiels se vident chaque matin, tandis que se remplissent ceux des entreprises… et inversement le soir.
Les parkings de l’Union, baptisés «parkings silo», sont en réalité des parkings «mutants», «évolutifs» et «mutualistes». Mutualistes et évolutifs car ces stationnements (200 à 450 places) serviront aux habitants autant qu’aux entreprises.
On y trouvera, en rez-de-chaussée, différents services : point de stationnement et de réparation pour les vélos, service de covoiturage, relais colis, point de collecte pour certains déchets non recyclables. Le stockage des eaux pluviales s’effectuera en sous-sol, la production locale d'énergie sur les toits, grâce aux panneaux solaires. Mutants parce que les urbanistes ont conçu l’espace public dans l’optique d’une réduction maximale de l’impact de la voiture. Il est même envisagé qu’elle puisse à terme disparaître. Les parkings silos de l'Union pourront alors muter en bureaux, en logements ou en équipements
Y aura-t-il des espaces verts à l’Union?
Oui, le projet de l’Union fait d’ailleurs la part belle aux espaces verts et paysagers puisque l’ensemble du site en sera irrigué.
Le projet de l’Union consiste à reconstituer un tissu urbain sur un site déjà naturellement «coloré de vert » où herbes folles, arbustes et lapins de garenne ont gardé leurs droits ! Sur l’ensemble du site, les différents espaces verts et paysagers seront mis en réseaux afin d’assurer une irrigation écologique optimale et d’inciter à la promenade.
On circulera à travers toute une gamme d’espace plantés, du plus privatif au plus collectif (jardins résidentiels, jardins familiaux, jardins de coeur d’îlot, jardin public, parc public…). Sur le Secteur Central, entre les petits immeubles disposés en quinconce, des jardins seront aménagés. Ils pourront être déclinés par thèmes : jardin d’enfant, jardin potager, verger, placette… Chaque résidence sera démarquée de l’espace public ou des autres résidences par une large noue plantée, qui fera clôture et assurera à tout logement un vis-à-vis naturel.
e plus, dans le cadre d'une convention signée avec l'Ecole d'Architecture et du Paysage, l’aménageur travaille à la création de jardins transitoires qui occuperont les parcelles avant que les chantiers d'aménagement ne commencent. En outre, les corridors boisés, sanctuaires naturels non accessibles à la promenade, connecteront l’Union au réseau des espaces naturels d’échelle régionale.
Peut-on participer à des réunions publiques ? À des groupes de travail ?
Le principe même de la création d’un éco-quartier réside dans la participation, dès sa conception, des futurs usagers (habitants, futurs habitants, salariés, représentants associatifs...), des techniciens et des experts liés au projet.
Ainsi, depuis l'origine du projet, des groupes de travail et de projet ont été constitués. Formés pour une durée déterminée sur une thématique donnée, ils interviennent en amont pour réfléchir aux usages liés à une thématique précise pour laquelle ils élaborent un plan d'actions. Ils travaillent en interaction avec le comité de pilotage qui valide les plans qu'ils ont suggérés.
Certains groupes ont travaillé sur les questions liées au développement durable, au Parc Urbain, à la Maison de l'Union, à la gestion évolutive du site. D’autres ont été chargés de la mise en oeuvre d’actions telles les conversations publiques et les jardins transitoires des Rives de l'Union Sud...
Des « Conversations Publiques » sont également organisées à l'Atelier Electrique, située au 118 rue de la Tossée à Tourcoing. Temps forts des quartiers Stephenson et de l'Epidème, ce cycle de conférences fait intervenir des acteurs d’horizons variés pendant toute la durée des travaux de réhabilitation du quartier (2 ans), au rythme d'une conversation toutes les 5 semaines. Les thèmes abordés sont très variés : « le chantier, un acte culturel », "les différents procédés d’aides à la réhabilitation ou à l’accession à la propriété", "l'aménagement paysagé", etc...
L'Union est un projet de renouvellement urbain porté par Lille Métropole Communauté urbaine en lien avec les villes de Roubaix, Tourcoing et Wattrelos