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Le 13 décembre 2013

Benjamin Duquenne, graffeur organique

Benjamin Duquenne peint la matière vivante sur les façades vouées à la démolition. L’Union est l’un de ses terrains d’expression favori.


L’artiste originaire de Roubaix a commencé par peindre des façades de manière spontanée. Puis, il en a fait la demande officielle auprès de la SEM Ville renouvelée et son art s’est alors fait connaître.

Organic design graffiti

Ses œuvres naturalistes urbaines plantent leurs racines à des endroits stratégiques, où il estime que l’impact visuel sera fort. « Je cherche à créer des traits d'union. Je veux transmettre les valeurs de transparence, d’équilibre et d’harmonie véhiculées par la nature », explique-t-il. Ses réalisations se répandent dans le secteur : une fresque au square Gounod, boulevard d'Halluin, rue de France, d’autres sur des bâtiments murés de Vilogia à Wattrelos. Il en a réalisé une autre sur une armoire électrique proche du Relais Nature, financée par le Fonds de Participation des Habitants de l’Union.

Il remonte le niveau des herbes

Benjamin qualifie son art de « calligraphie organique ». D’un coup de bombe de peinture, il prolonge l’environnement naturel. Il fait « monter le niveau des herbes », comme il dit. Jusqu’à faire oublier l’urbain. « Nous avons besoin de beauté et de merveilleux quand l’environnement  est saturé de messages publicitaires et de béton », défend-il.

Pur hasard ou cohérence d’esprit, ses œuvres gravitent essentiellement autour du corridor vert entre la France et la Belgique. Toujours en quête de nouvelles façades, Benjamin cherche maintenant un nouveau mur à investir le long du canal ou du chemin de fer, il fait aussi mijoter d’autres projets du côté de l’Imaginarium et du Relais Nature. Ouvrez l’œil !

LIENS :

www.benjaminduquenne.com et www.facebook.com/duquennebenjamin