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Le 25 juillet 2013

Portrait de l'été #1 : Nicolas Quenson, architecte inspiré

Sorti de l’école d’architecture de Villeneuve-d’Ascq il y a trois ans et demi, Nicolas Quenson s’attèle au métier avec un projet atypique aux accents de gigantisme : la transformation du « site Terken » en un complexe dédié aux sports collectifs pour Kipsta.


L’agence Béal et Blanckaert a signé en 2012 à la Tossée la réhabilitation du bâtiment T014 devenu l’hôtel d’entreprises le Champ Libre ainsi que l’adresse de la Maison de l’Union et de l’antenne régionale de l’Institut du monde arabe. Le deuxième sujet qui l’occupe depuis trois ans est le futur siège international de Kipsta. Nicolas Quenson, chef de projet, suit ce dossier depuis l’origine. « C’est le premier projet pour lequel l’Agence, qui a plutôt la culture du projet public, travaille pour un grand commerçant », explique-t-il.

Un projet d’implantation et une occasion de refaire ville

Sur une parcelle de 7,8 hectares, qui comprenait trois grands ensembles industriels – une usine à gaz, les dépôts de bus Transpole et la fameuse brasserie Terken –, Kipsta va en effet installer son siège international : des bureaux, un magasin mais aussi un grand centre de pratique de sports collectifs. Dès le départ, l’agence Béal et Blanckaert a considéré le projet comme un morceau de ville à reconstruire. Et qui dit ville dit axes traversants, place du village, intégration de la nature ou encore évolution par touches successives. « Nous travaillons actuellement sur la première phase, la réhabilitation de l’ancienne halle Transpole, mais il y en aura d’autres par la suite », explique le jeune architecte. Et de citer la probable transformation de la tour Terken en terrains de pratique sportive, en phase 2 du déroulé du projet... « La programmation de Kipsta n’est pas figée. Les lieux peuvent faire naître d’autres idées », précise-t-il.

Un patrimoine inspirant

De fait, tous les bâtiments sont conservés autant que possible, mais tous n’ont pas encore de vocation. Ils seront mis en sécurité et certains en lumière par un artiste de renommée internationale : Yann Kersalé. Le principe architectural retenu est celui de la mise en valeur des charpentes. Et ce n’est pas qu’un parti-pris technique ou esthétique. Un exemple : désossée, la grand tour laisse apparaître sa structure, un rappel symbolique du cadre et des règles dans les sports collectifs.