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Le 31 août 2016

Un projet artistique sur la Tossée

  • La Tossée
Un projet artistique sur la Tossée

La rue de la Tossée prolongée, qui relie la rue de Roubaix à la rue des Cinq Voies, en passant par la chaufferie de la Tossée, est en train de devenir un lieu plus convivial et ludique. C’est grâce au projet artistique imaginé par le plasticien scénographe Pierre Bourquin, missionné par la SEM Ville Renouvelée pour réaliser un aménagement transitoire de cet espace.


En 2015, une partie de la rue, côté rue des Cinq Voies, avait été aménagée et pavée pour accueillir la première tranche de logements du programme Urban Harmony. Aujourd'hui, c'est l’espace qui constituera la seconde partie de la rue qui est concerné. Pour ne pas qu’il devienne un simple “coin de chantier”, il fallait l'animer, le transformer en un lieu de passage agréable. C'est Pierre Bourquin, artiste plasticien, qui a accepté de relever le défi. Son idée : allier art et technique pour rendre ce passage "convivial et sécurisant" même s’il n’est pas encore définitivement aménagé. Comment ?

 

Un projet sous le sol et sur le macadam

D'abord, différentes installations ont été mises en place pour rendre visible le lieu : de grands réverbères à énergie solaire ou éolienne – qui vont éclairer le passage – attendent des bancs qui seront très prochainement installés.

Plus étonnant : pour profiter du fait que le sol ici abrite un réservoir d’eaux pluviales, certains des réverbères sont équipés de pompes, qui, lorsqu’elles seront mises en service, vont faire remonter du sous-sol un petit débit d’eau… dont on va ensuite s’amuser. Par quel moyen ? En créant une espèce de bas-relief dans le macadam, qui va se transformer en un véritable circuit pour l’eau ainsi réapparue du sous-sol. Enfin, pour rendre le lieu encore plus visible, l'artiste a imaginé l'installation d'un carroyage, comme pour délimiter une zone de fouilles archéologiques…

 

Évolutif dans le temps et ouvert aux habitants

L'entreprise Ciuch, voisine du cours piétonnier, a été la première contributrice du projet en fournissant une partie des matériaux nécessaires pour ces premières installations.

Quant aux premiers “artisans” du projet, ce sont les élèves de BTS du Lycée Baggio de Lille. Six lycéens ont participé à l'étude des installations, mais aussi à l'étude financière et technique du projet. Le temps d'un stage de 3 semaines, ils ont également contribué à la mise en place des pompes et des capteurs solaires sur les réverbères."Ils ont été un vrai accélérateur du projet", raconte Pierre Bourquin.

Prochainement, des ateliers créatifs seront organisés pour exploiter le bas-relief créé, qui peut devenir un vrai support de gravure et servir à créer des toiles colorées. A terme, l'endroit, en plus de devenir un lieu de passage et de rencontre agréable, pourrait donc aussi devenir une galerie d’art à ciel ouvert.

Pour l'heure, l'artiste cherche encore des amateurs pour enrichir ce projet participatif. "Tout est possible pour moi. Je suis ouvert à la contribution d'une école d'art comme d'une école maternelle. Tant que les propositions font sens et entrent en résonnance avec le projet d'aménagement, ça me va ! ", explique l'artiste.

Pierre Bourquin est un sculpteur plasticien. Passionné par les questions du temps et de son usure, du vent et de son action, il invente de malicieuses gratteuses et machines à tracer… Il intervient également sur des spectacles vivants et pour des installations en ville, comme à l’Union. Il a par exemple travaillé à l’aménagement des berges de Liane, à Boulogne-sur-Mer, en équipe avec une agence d’architecture, d’urbanisme et de paysage.